Bâtir l’Haïti de demain dans l’ombre : le travail remarquable de Jean-François Edoine
Dans une société où les projecteurs sont souvent braqués sur les crises et les conflits, il est important de mettre en lumière celles et ceux qui travaillent, avec constance et discrétion, à bâtir l’Haïti de demain. Parmi eux figure Jean-François Edoine, actuel , un serviteur de l’État dont son engagement mérite d’être souligné.
Nommé en janvier 2025 par le Conseil Présidentiel de Transition, Jean-François Edoine a pris ses fonctions dans un contexte national exigeant, marqué par de multiples défis administratifs, institutionnels et sociaux. Mais loin de se laisser intimider par l’ampleur de la tâche, il a choisi d’agir avec méthode, responsabilité et sens de l’État.
Un rôle défini par la loi, assumé avec rigueur
Le décret du 31 mai 1990 portant sur l’organisation des Délégations et Vice-Délégations précise clairement la mission du Vice-Délégué. Sous l’autorité du Délégué Départemental, il assure la coordination des services publics déconcentrés dans son arrondissement, sans exercer de fonction de police répressive. Cette précision est importante car elle rappelle que le Vice-Délégué est un garant du bon fonctionnement administratif et un facilitateur entre l’État central et les collectivités locales.
Jean-François Edoine a compris l’essence de cette mission. Dès son installation, il n’a pas cherché à occuper l’espace par des discours mais par le travail. Sa première initiative fut très stratégique : comprendre en profondeur le fonctionnement réel des services publics dans son arrondissement.
Une tournée stratégique dans les cinq communes
Conscient qu’on ne peut administrer efficacement sans connaître le terrain, il a entrepris une tournée dans les cinq communes de son arrondissement . Cette démarche n’était pas symbolique. Elle visait à rencontrer les responsables locaux, dialoguer avec les agents publics, écouter leurs doléances et identifier les blocages structurels.
À travers cette tournée, il a pu dresser un état des lieux précis des réalités administratives comme les difficultés de coordination, manque de ressources, besoins urgents en appui institutionnel, dysfonctionnements dans certains services déconcentrés et autres. Plutôt que de se limiter à ce constat, il a structuré ces informations dans un rapport détaillé adressé au Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) pour tout suivi utile.
Une méthode basée sur la responsabilité institutionnelle
Ce qui distingue particulièrement Jean-François Edoine, c’est sa compréhension fine du fonctionnement de l’appareil d’État. Lorsqu’un problème est identifié dans une institution donnée, il ne généralise pas et ne politise pas. Il saisit directement le ministère compétent, celui qui coiffe l’institution concernée, afin que la réponse soit traitée à la source.
Cette méthode démontre un sens aigu de la hiérarchie administrative et du respect des compétences sectorielles. Elle reflète également une vision moderne de la gouvernance : coordination, responsabilité et efficacité.
Le sens du service public
Être Vice-Délégué, ce n’est pas occuper un bureau ; c’est être un relais actif entre l’État et la population. Jean-François Edoine semble avoir intégré cette dimension avec conviction. Son équipe témoigne de son énergie constante, de sa disponibilité et de sa capacité à analyser les enjeux publics avec lucidité.
On dit souvent qu’un bon administrateur est celui qui travaille même quand personne ne le regarde. Dans ce sens, Jean-François Edoine incarne cette catégorie de responsables publics qui privilégient l’action aux discours vains de sens ou des intrigues. Son engagement quotidien, son sens de l’organisation et sa rigueur administrative font de lui une autorité à prendre comme modèle si l’on souhaite améliorer la qualité de la gouvernance locale.
Un exemple pour une nouvelle génération d’administrateurs
Dans une Haïti en quête de stabilité institutionnelle et de renouveau démocratique, le pays a besoin de cadres capables de comprendre l’État, de respecter les textes légaux et de travailler avec méthode. Jean-François Edoine représente cette génération d’administrateurs qui allient discipline, proximité avec le terrain et respect des institutions.
Il est, pour reprendre une expression populaire, « un homme à quatre poumons » : infatigable, engagé, persévérant. Mais au-delà de son image, c’est sa capacité à transformer ses responsabilités en actions concrètes.
Mettre en lumière des figures comme la sienne, c’est rappeler que l’avenir d’Haïti ne se construit pas avec des discours mais avec le travail structuré des serviteurs de l’État à l’échelle locale.
Si nous voulons une administration publique plus efficace et plus proche des citoyens, il faut reconnaître et encourager ce type de leadership : discret, profondément attaché au service de la République.
Texte écrit par:
Bouchico DUROSIER,
Mémorant en Sociologie,
Campus Henry Christophe de Limonade/ Université d'État d'Haïti

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