La ville du Cap-Haïtien est à genoux
La ville du Cap-Haïtien, autrefois considérée comme un joyau historique et culturel d'Haïti, sombre dans une déchéance insupportable. La saleté s’installe comme si elle avait conquis un droit de résidence permanente. Les fatras s’accumulent sur les trottoirs, dans les canaux d’évacuation, aux abords des marchés, devant les maisons, et même dans les lieux censés représenter l’administration publique. Les routes, déjà impraticables, se transforment en pièges mortels à chaque averse. Ce spectacle est non seulement désolant, mais révoltant. Ce n’est pas seulement une question de propreté. C’est une question de dignité humaine, de respect de la vie, de santé publique, et de gouvernance. Comment peut-on expliquer que dans une ville aussi importante que le Cap-Haïtien, deuxième ville du pays, les autorités restent muettes, inertes, incapables de poser un geste concret pour inverser la tendance ? La mairie, censée être le garant de la salubrité et de la gestion urbaine, semble total...